Samedi Matin - Sauvetage de Canard
Le réveil est encore une fois matinal. Ce n'est pas la peine de chercher. Il est impossible de dormir d'avantage dans ce camper-van. Nous profitons une nouvelle fois des douches du camping avant de prendre notre petit déjeuner au bord de l'eau. Alizée finit la première et repart au camper-van. Il faut comme chaque matin ranger les matelas et les couettes qui ont été installés la veille.
Pendant ce temps, je termine tranquillement mon petit déjeuner observant les alentours. Il est 6:00 et des enfants s'amusent déjà à pêcher. Nous ne sommes pas les plus matinales. Ils semblent bien excités car visiblement la pêche ne se passe pas comme prévu. En m'approchant je m'aperçois qu'un canard est bloqué dans une ligne de pêche. Il a mordu a l'hameçon qui s'est accroché à son bec. Le pauvre canard se débat comme il peut mais ne fait qu'empirer la situation. Je les empêche de couper la ligne ce qui a mon sens condamnerait le canard. Un des enfants fini par aller chercher de l'aide et revient peu après n'ayant trouvé personne. Je rejoins Alizée au camper-van.
"Les gosses ont attrapé un canard avec leur hameçon."
"Quoi ? Et tu ne les as pas aidé ?"
"Heu bah non, j'ai pas mon maillot sur moi."
Retour sur les lieux du drame. Les enfants ne savent pas quoi faire à part tenir la canard à pêche.
Alizée s'exclame :
"Oh le pauvre"
"Bon d'accord, je vais chercher mon maillot ..."
Le temps de passer un maillot et de revenir, Alizée a sauté en bas du muret, les pieds dans l'eau elle tente d'attraper le canard hors de porté qui se débat. Il est toujours emmêlé dans la ligne mais il s'est rapproché du bord. Je saute à mon tour en bas du muret. En tirant sur la ligne, je finis par l'attirer assez proche de moi pour l'attraper et remonter avec la pauvre bête sur la berge. Ça y est, je sens que j'ai déjà chopé la grippe aviaire.
L'hameçon a transpercé le bec du canard ne lui laissant aucune chance pour s'en sortir. En se débattant et en voulant le retirer, il s'est empalé la patte sur un autre crochet. Après avoir libéré cette dernière, le bec pose plus de problème. Il faut vraiment forcer pour le dégager. Je ne peux pas tenir la bête et en même temps retirer l'hameçon. Alizée n'y arrive pas non plus. Un homme vient à notre aide et réussi enfin à libérer l'oiseau, non sans peine. Il a désormais un beau trou dans le bec.
L'oiseau ne dit pas merci. A peine relâché il s'empresse de rejoindre ses deux congénères qui l'attendaient depuis tout ce temps.
Il est temps de partir pour le marché. Le programme de la journée est encore une fois très chargé.
Axel