jeudi 10 novembre 2011

Billet n°38

Samedi Matin - Sauvetage de Canard

Le réveil est encore une fois matinal. Ce n'est pas la peine de chercher. Il est impossible de dormir d'avantage dans ce camper-van. Nous profitons une nouvelle fois des douches du camping avant de prendre notre petit déjeuner au bord de l'eau. Alizée finit la première et repart au camper-van. Il faut comme chaque matin ranger les matelas et les couettes qui ont été installés la veille.

Pendant ce temps, je termine tranquillement mon petit déjeuner observant les alentours. Il est 6:00 et des enfants s'amusent déjà à pêcher. Nous ne sommes pas les plus matinales. Ils semblent bien excités car visiblement la pêche ne se passe pas comme prévu. En m'approchant je m'aperçois qu'un canard est bloqué dans une ligne de pêche. Il a mordu a l'hameçon qui s'est accroché à son bec. Le pauvre canard se débat comme il peut mais ne fait qu'empirer la situation. Je les empêche de couper la ligne ce qui a mon sens condamnerait le canard. Un des enfants fini par aller chercher de l'aide et revient peu après n'ayant trouvé personne. Je rejoins Alizée au camper-van.
"Les gosses ont attrapé un canard avec leur hameçon."
"Quoi ? Et tu ne les as pas aidé ?"
"Heu bah non, j'ai pas mon maillot sur moi."

Retour sur les lieux du drame. Les enfants ne savent pas quoi faire à part tenir la canard à pêche.
Alizée s'exclame :
"Oh le pauvre"
"Bon d'accord, je vais chercher mon maillot ..."

Le temps de passer un maillot et de revenir, Alizée a sauté en bas du muret, les pieds dans l'eau elle tente d'attraper le canard hors de porté qui se débat. Il est toujours emmêlé dans la ligne mais il s'est rapproché du bord. Je saute à mon tour en bas du muret. En tirant sur la ligne, je finis par l'attirer assez proche de moi pour l'attraper et remonter avec la pauvre bête sur la berge. Ça y est, je sens que j'ai déjà chopé la grippe aviaire.

L'hameçon a transpercé le bec du canard ne lui laissant aucune chance pour s'en sortir. En se débattant et en voulant le retirer, il s'est empalé la patte sur un autre crochet. Après avoir libéré cette dernière, le bec pose plus de problème. Il faut vraiment forcer pour le dégager. Je ne peux pas tenir la bête et en même temps retirer l'hameçon. Alizée n'y arrive pas non plus. Un homme vient à notre aide et réussi enfin à libérer l'oiseau, non sans peine. Il a désormais un beau trou dans le bec.

L'oiseau ne dit pas merci. A peine relâché il s'empresse de rejoindre ses deux congénères qui l'attendaient depuis tout ce temps.

Il est temps de partir pour le marché. Le programme de la journée est encore une fois très chargé.

Axel

samedi 29 octobre 2011

Billet n°37

Vendredi - Noosa

Le réveil ainsi que le petit déjeuner se font face à la plage d’Hervey Bay. Le soleil vient de se lever et la ville commence à s'agiter. Il n’est que 8:00 du matin et pourtant le soleil est déjà très agréable. Malgré nos heures de sommeil à rattraper, il est impossible de dormir d'avantage dans le camper-van avec la luminosité qu'il y règne. Axel part donc faire son footing pendant que je lis sur la plage. Après un dernier bain, nous reprenons la route. Direction Noosa : la perle de la Sunshine Coast.

 
Cinq heures de route plus tard, nous arrivons a destination. Nous cherchons un barbecue afin de déjeuner. D'habitude ils pullulent aux abords des plages ; mais là, impossible d'en trouver un. Après avoir tournés le long des plages pendants une bonne demie heure, une Australienne fini par nous en indiquer un parfaitement situé.








Après une bonne heure à cuisiner, nous déjeunons enfin dans un petit coin de verdure qui s'ouvre sur une étendue d'eau. Noosa est la station balnéaire branchée du Queensland grâce à ses plages océaniques, ses eaux cristallines, son parc naturel et ses boutiques de luxe. Effectivement, les maisons alentours sont des maisons d'architecte avec un accès à la baie, une petite plage privée et souvent un petit bateau de plaisance ou quelque jet ski (voir les deux), mais sans être trop clinquantes. Le déjeuner enfin terminé et la vaisselle faite, nous décidons de louer un Kayak pour pouvoir faire le tour de la baie. 

 









Nous ne sommes pas déçus par notre petite ballade maritime, et Axel retrouve ses réflexes de rameur (Axel dit : « La palette tombe vite dans l’eau, bien au carré, dégagement rapide, explosif sur les jambes … heu … en fait non pas les jambes »)





 

 

















 

Nous demandons conseil au loueur de Kayak pour un lieu pour passer la nuit. Il nous conseille un camping à la pointe de la baie. Nous nous y rendons et effectivement, le lieu est magnifique. La vue est incroyable, le coin tranquille et le camping sauvage, ce qui nous permet encore une fois de nous garer en bordure de celui-ci, face à la baie et de tout de même pouvoir prendre une bonne douche.





 


Hasting Street étant une rue très animée et mignonne, nous allons y boire un verre. Cela nous permet d’acheter des cartes postales (Oui nous pensons à vous) et des les écrire paisiblement à la terrasse d’un café. En retournant au Camper Van, nous dinons et constatons que la pêche n’est pas seulement un sport national la journée mais également la nuit.

Alizée

mercredi 26 octobre 2011

Billet n°36

Jeudi – Fraser Island

Notre char d'assaut

Après une courte nuit de quatre heures, le réveil est difficile. Nous nous mettons à la recherche d’une douche dans les environs. Nous trouvons un camping encore endormi et profitons qu'il n'y ai personne pour entrer dans les douches. Une fois cette mission accomplie, nous nous rendons devant le Boating Club d’Hervey Bay où un bus (plutôt un char d'assaut) nous attend. Il est 7h30. Nous sommes les derniers. L’équipe de la journée est au complet. 







Nous sommes déposés devant l'embarcadère du Ferry qui nous emmènera sur Fraser Island. Cette ile a la particularité d’être la plus grande île de sable au monde. Elle accueille également de nombreux Dingos, animaux à mi-chemin entre les chiens, les renards et les loups. Ces Dingos sont d’ailleurs les derniers de race pure d’Australie. Ceux du continent se sont en effet beaucoup été croisés aux chiens amenés par les Européens tandis que ceux de Frayser Island, étant isolés, ne se sont pas mélangés. Sur le bateau, nous sortons l'Ipod et écoutons de bonnes vieilles chansons françaises que nous chantons à tue-tête. Les autres passagers sont ravis d'être initiés à la chanson française ; Jean-Jacques Goldman, Michel Balavoine et Francis Cabrel nous mettent de très bonne humeur. Durant le trajet, le capitaine nous conseille d’être attentif. La veille ils ont en effet aperçus six requins tigres. 

Un dingo (tout petit et très loin)


Nous arrivons par la côte Ouest de l’île. Le comité d'accueil est au rendez vous. Quatre gros bus 4x4 attendent les passagers. L'endroit est extrêmement touristique. C'est d'ailleurs de ce tourisme que vivent les quelques 300 habitants à l'année de l'ile. Nous sommes évidemment dans l’un d’entre eux avec 30 autres personnes. 








 
La première étape est 75 miles Beach, parce qu’elle fait 75 miles (pardi). Cette plage est tellement grande que c’est la HighWay de l’ile. C’est assez étrange de voir des limitations de vitesse sur les dunes de sable. Relativement fréquenté, les véhicules se croisent à toute vitesse. 

Ah oui. La plage sert aussi de piste d'atterrissage.  Un tour en avion nous est d'ailleurs proposé pour 50AUD par personne avec la promesse d'en avoir plein la vue.







Sur notre droite se trouve l’intérieur de l’île et sur notre gauche l’océan. Malheureusement, la baignade y est interdite à cause des requins et des méduses. 

Nous ferons trois arrêts sur cette plage :

- Eli Creek, qui est le principal cours d'eau. La faune et la flore sont très sauvages. J’ai d’ailleurs la peur de ma vie en apercevant une araignée de la taille d’une main, accrochée au plafond des toilettes. Un sentier aménagé permet de remonter le cours d'eau à pied pour ensuite le descendre à la nage (ou bien à pied pour nous). L'ile rejette chaque jour 100,000 mètre cube d'eau douce. Elle se comporte en fait comme une éponge qui retient la pluie. L'eau est filtrée par le sable et tombe dans d'immense cavité avant de repartir vers la mer. Cette source d'eau douce ne peut être exploité. Toute l'ile repose en effet sur cette masse d'eau. L'ile s'effondrerait donc si on commençait à la pomper.

 

- L’épave du Moheno, un paquebot de luxe qui s'échoua ici en 1935 après avoir été frappé par un cyclone. Il s'enfonce petit à petit dans le sable. On peut encore en apercevoir le pont supérieur.



 
 


- The Pinnacles qui sont de spectaculaires dunes de sable rouge qui s'étendent sur 18 km. Il est évidemment interdit de gravir ces dunes car tout menace de s’effondrer. On peut y observer les différentes strates de sable qui se sont accumulés durant des milliers d'années.
Il est déjà l'heure de déjeuner. Tout le monde se retrouve au buffet de l’unique restaurant de l’île. Après trois jours dans le Camper Van à manger des conserves, c’est un bonheur de manger des produits frais.











Tout pousse
Nous sommes ensuite conduits à Central Station. Il s'agit d'un ancien centre forestier situé au centre de l'île. Une belle balade nous attend. Notre guide nous explique en détails la vie des aborigènes sur l’île, la forme des arbres, la naissance des cours d’eau. L'ile a beau être constitué de sable, tout pousse sur cette ile. Le sable à l'intérieur contient en effet très peu de sel et est extrêmement riche en nutriment pour la végétation. De nombreuses expériences ont été faites sur cette ile pour savoir comment pousserait telle ou telle plante. Elles ont toutes fonctionné. L’endroit est cependant très humide sous la végétation et à proximité de la rivière. Les moustiques apprécient apparemment beaucoup ma peau.




Colgate


Depuis Central station, nous accédons au superbe lacs McKenzie qui est le plus populaire et le plus spectaculaire d'entres eux. Il s'étend sur 150 hectares. L'eau y est douce et sa plage offre un sable blanc d'une rare pureté... nous avons donc encore une fois nous offre un peeling de qualité.

Il est malheureusement déjà 17h quand nous quittons le lac Mackenzie et notre excursion touche à sa fin. Nous avons apprécié découvrir une île aussi sauvage où il n’est possible de se déplacer qu’en 4x4. Nous avons néanmoins réussi à voir toutes les principales beautés de Fraser Island en une seule journée. Le temps pour nous de reprendre le ferry et que le bus nous dépose devant le Boating Club où nous avions laissé le Camper Van, la nuit est déjà tombé. Nous nous mettons à la recherche d'un endroit pour diner et passer la nuit. D'autres aventures nous attendent demain.

Alizée


Axel passera une très mauvaise nuit avec une crise de foie aigue. Il en profitera pour aller nourrir un opossum et tenter de l’apprivoiser (raté).

lundi 10 octobre 2011

Billet n°35

Mercredi - Kangourou & Campervan

Réveil au petit matin. Le campervan n’isole pas franchement de la lumière. Nous nous levons donc avec le soleil aux alentours de 7 :00. 

Le temps de se lever, de s’habiller, nous sommes à 7 :30 sur la plage. Déception. Il n’y a aucun Kangourou en vu. Peut être sont ils plus loin ? Nous marchons donc au bord de l’eau à la recherche des marsupiaux, bien décidé à les trouver.  Les chars à voile présents sur la plage nous font un peu perdre tout espoir d’en trouver. Visiblement nous ne nous sommes pas levés assez tôt.



 


                                                             


Il faut savoir que les Kangourous n’aiment pas le soleil et la chaleur. Ils sont donc actifs au petit matin et dans la soirée lorsqu'il fait encore frais. Sinon, ils sont plutôt dans un état  végétatif, à la recherche d’ombre et de fraicheur. Etant donné qu’il n’y a pas trop d’ombre sur une plage, ils ont déjà dû la déserter.





                                                                                           
Nous partons donc faire le tour de la pointe du cap. Charmante ballade la réalisée à jeun, sous le soleil du Queensland, en pleine forêt. Ca grimpe drôlement... Après une heure trente de marche, nous finissons enfin par boucler le tour. Encore une fois, nous avons eu l’occasion de voir des paysages magnifiques avec l’océan à perte de vue. 


Nous rejoignons notre campervan en passant par le camping et tombons nez à nez avec un kangourou - pas très craintif, mais pas non plus très amical. Il se laisse approcher, pas trop caresser, et s’éloigne quand même de nous à la recherche de touffe d’herbe fraiche à manger. Nous reviendrons plus tard avec du pain pour l’amadouer.
Il semblerait qu’ils sont en fait nombreux dans le camping.

Retour au campervan. Nous petit-déjeunons (c’est pas trop tôt) et profitons du barbecue pour nous faire des œufs brouillés avec un peu de jambon plus de la confiture, du beurre, des toast et du porridge. Petit déjeuner de roi...

Nous faisons la vaisselle dans le camping et en profitons pour recharger le GPS, heu, je veux dire l’IPhone (RIP Steeve Jobs). Après être allé chercher un bout de pain, nous retournons en chasse d’un kangourou bien décidé à faire ami-ami avec lui.

Nous en trouvons un allongé à l’ombre. Le pain semble bien lui plaire. Nous avons la joie de pouvoir le caresser, prendre des photos, des vidéos et de se remplir la tête de souvenirs. Une fois le pain fini, nous le laissons tranquille terminer sa sieste.


Nous retournons au camper van en faisant un petit détour par la piscine du camping. Quel bonheur de se rafraichir avant de reprendre la route.

Oui, parce que en fait, il y a plus de 1000 km qui nous attendent si nous voulons être à Hervey Bay (petite pensée pour Papa) avant la nuit. Demain, nous avons réservé une excursion et nous ne pouvons donc pas trainer en route.

Crac
Départ. Alizée prend le volant. Je prends la place de copilote. Nous décidons d’un rythme de relais toutes les deux heures afin d’éviter la fatigue liée à la route. Visiblement, les jointures du campervan ne sont pas très bien faites. Il y a un petit bruit d’air sifflant très irritant. On se croirait dans une Renault. Je mets un coup dans le parbrise pour que cela cesse. En fait, cela ne fait pas cesser le bruit mais crée en revanche une belle fissure dans la vitre d’environ 40 cm de large … Merci qui ? Obligés de nous arrêter chez le Carglass local pour faire inspecter tout ça. Je tiens à rassurer tout le monde, je n’ai pas une force surhumaine. Le parbrise était déjà bien fragilisé par quelques impacts. Pas de panique chez O’brian (Carglass local). Nous pouvons continuer en toute sécurité selon eux. On aura quand même perdu plus d’une heure avec cette histoire à appeler l’assistance du campervan, chercher un garagiste dans le coin et faire un détour forcé.

C’est reparti. Nous continuons notre route. La nuit finie pas tomber petit à petit nous forçant à conduire dans le noir. Nous ferons en tout 15 heures de route étant donné que notre vitesse se limite à 80km/h par sécurité. Nous sommes doublés par tous les camions et voitures, provoquant de longues files de véhicules derrière nous. Mais qu’importe, nous finirons en vie. Le déjeuner et le dîner se feront sur une aire d’autoroute. 

C'était plus impressionnant en vrai
Vers 21 :00, nous sommes arrêtés en plein de milieu de la route. La circulation semble totalement bouchée. Pendant un bon quart d’heure nous patientons, n’avançant pas d’un poil. Comment peut-il y avoir un embouteillage en Australie ? Enfin, la file de voiture semble démarrer. J’avais bien senti une odeur de feux de bois auparavant. Je pensais qu’il s’agissait de la cigarette du routier de devant mais non. C’était bien un feu de bois, et même un feu de forêt en fait. Il courrait sur trois à quatre kilomètres à la lisière de la forêt. Assez impressionnant.


Petit arrêt dans une station service où nous nous faisons offrir un café par la serveuse. Nous prenons également des petits sachets de sucre, de sel et de poivre pour nos futurs repas.

Autre péripétie. Après être tombé deux fois de suite sur des stations essences fermées nous faisons près de 80 km avec l’aiguille sur la réserve alors que nous sommes sur une route sans âmes qui vivent. Petit moment de stress qui se terminera finalement bien. Nous finirons par tomber sur une station essence.

Nous arrivons enfin à Harvey Bay. Encore quelques kilomètres pour trouver la marina. Il est deux heures du matin quand nous garons enfin le camper van. Demain le réveil est prévu à 7 :00 pour notre excursion à Fraiser Island.


Axel

samedi 8 octobre 2011

Billet n°34

Mardi: Sailing 3ème partie + Camper Van

Hier soir le capitaine nous avait prévenu : si nous voulons nous baigner une dernière fois et voir à nouveau les coraux, nous devions nous lever tôt. Nous faisons donc partie des courageux (avec les trois américains et une française) à revêtir nos combinaisons. Ce nouveau spot ne vaut pas celui de la veille en ce qui concerne les poissons. En revanche les coraux sont toujours aussi beaux. Nous avons également la joie de voir une tortue de mer qui disparaît en un rien de temps de notre vue, courant se cacher sous un rocher. 
L’eau est tout de même fraiche. Nous remontons sur le voilier où nous prenons un solide petit-déjeuner.

Il est déjà temps de voguer vers notre port de départ, toute voile dehors. Enfin ... Le vent n’est pas franchement d’une grande aide. Donc les voiles non plus. 
« C’est la pétole ! » 

 Le capitaine allume donc les moteurs pendant que nous  bronzons sur le pont. Nous échangeons adresse, nom et Facebook avec nos compagnons pour récupérer leurs photos plus tard et essayer d'en revoir certains à Sydney. Nous sommes ensuite emmenés sur la terre ferme. Nous devons récupérer notre camper-van à 15 :00. Il est 14 :00. Nous avons le temps de faire une grosse machine dans un Lavomatic, prendre une vraie bonne douche dans un backpacker, déjeuner d’un bon repas et recharger les appareils électriques avant de signer les papiers.

 

Notre camper-van envoie du « fat-pâté » comme on dit. Nous nous demandons combien de fois nous nous ferons arrêter par la police avec lui. Pas de frigo, mais une glacière. Quelques couverts, un réchauds à gaz (et pas d’allumettes), une table avec deux chaises de camping, quelques rangements pour les affaires, assez de place pour installer trois matelas dans la longueur du coffre; C’est grand luxe !

Le premier objectif, c’est de trouver de l’essence. Oui, parce qu’ils nous l’ont donné sans essence et nous devons leur rendre sans également. Ça fonctionne à l’envers.

Le plein fait, il faut maintenant aller faire les courses. Au menu : boites, surgelé (ce qui s’avérera être une erreur),  pâtes, de quoi petit déjeuner, de la glace pour la glacière, quelques produits d’entretien. Budget course pour une semaine : 120 AUD.




















La bête


Nous prenons finalement la route – pour de bon – à 17 :00. La destination d’origine est Eungella National Park. Cependant, nous tombons par hasard sur le blog d’un couple qui avait fait la côte Est en Camper Van, qui recommandait Cape Hillsborough. Ils parlent de Kangourous, de camping, de plages etc. Nous changeons donc de destination.
Après quelques heures de route, il est 20 :30 lorsque nous arrivons au camping. Il est un peu perdu au bout d’une très longue petite route (40km quand même) qui semble ne mener à rien. Seule chose à signaler, un serpent de six à huit mètres de long en travers de la route. 


Une fois sur place, nous cherchons à louer un emplacement au camping. Il n’y a plus de place. Qu’importe. Nous garons notre camper van sur le parking du camping. Il y a un barbecue juste à coté pour le diner de ce soir. Pour les toilettes, les douches et l’électricité il suffit d’entrer dans le camping. Nous croisons plusieurs petits wallabies, opossums et autres petites bêtes nocturnes. Il paraitrait qu’au petit matin les kangourous sont nombreux sur la plage. 






Nous dinons d’un poulet et de pommes de terres sautées, cuits au barbecue tout en faisant un brin de causette avec un couple d’Australien originaire de Sydney, en vacances ici.
Première nuit dans le camper-van. 

Demain nous espérons voir des kangourous.

Axel

jeudi 6 octobre 2011

Billet n°33

Réveil difficile
Lundi Sailing - 2ème partie
Réveil brutal par le capitaine qui vient ouvrir les cabines à 5h du matin. Il souhaite que nous voyions le lever du soleil sur les îles et que nous soyons les premiers à fouler Whiteheaven Beach. 
Le lever de soleil
Les chemins escarpé
Nous arrivons donc très tôt sur Whitesunday Island, la plus grande des îles des Whitesunday où se situe une plage paradisiaque. Nous somme déposés en zodiac au Nord Est de l’île depuis d'où nous devons rejoindre l’ouest de l’île. Nous empruntons donc des chemins escarpés en pleine forêt où nous avons l’occasion de croiser Iguane, araignées et autres petites bêtes très sympathiques. 
Un Iguane
La vue depuis le look-out
Le Capitaine nous avait conseillé de rester au look out jusqu'à 8:00 car la mer serait basse. Avec nos compagnons de croisière, nous admirons Whiteheaven Beach. Toujours aucun signe d’autres touristes. Axel et moi décidons de laisser les autres qui souhaitent rester au lookout. Nous nous dirigeons vers la plage.
  
 
Aucune autre image ou aucun autre décor n’aurait pu être plus proche de l’image que nous nous faisions du paradis. Une plage de sable fin à perte de vue. Une eau turquoise. Des lagons d’eau chaude. Des petits endroits boisés. Nous marchons de longues minutes le long de la plage, allant de lagons en lagons. Il est 8h30 et nous sommes les premiers à laisser nos empruntes dans le sable humide. Nous sommes ensuite rejoint par nos compagnons d'aventure. Chacun prend des photos pour immortaliser le moment, se baigne dans cette eau turquoise et chaude, écrit des messages dans le sable ou encore s’exfolie la peau avec ce sable d’une pureté presque absolue. 
Miss France 2012
Koh-lanta saison 10


Après avoir profité de ce paradis durant de longs moments, nous devons rejoindre le voilier. Sur le chemin du retour, nous constatons que des milliers de crabe vivent dans la vase et se déplacent en meute. Ils se nourrissent de tout ce qu’ils peuvent trouver dans le sable en l’avalant, puis recrache le sable en petites boulettes rondes qui parsèment la plages. Ces petits crabes ont le dos bleus et s’enterrent dès qu’on les approche
L'armée de crabes







La carte de l'ile






Après avoir rejoint notre point de départ, nous nous asseyons pour attendre que l’annexe de notre bateau vienne nous récupérer. Les premiers touristes arrivent sur l’ile au fur et à mesure. Nous avons vraiment bien fait de nous réveiller aussi tôt.

En remontant à bord, nous sommes briefé sur la plongée sous marine (celle avec bouteilles). Nous voguons deux bonnes heures avant d’enfin arriver au spot qu’ils nous ont sélectionnés. Nous sommes déposés sur une petite crique qui sera notre départ pour la plongée ou le snorkeling.


Les environs sous marins sont époustouflants. Nous nageons au milieu de centaines de poissons tous aussi colorés les uns que les autres. Ils n’ont absolument pas peur de nous. Ils voient des dizaines de plongeurs tous les jours et nous savent inoffensifs. il est en effet interdit de pêcher toutes ces espèces protégées. Nous sommes tous charmés par cette faune et cette flore sous marine qui nous font découvrir une sorte nouveau monde.


Après cette journée bien chargée, la nuit commence à tomber. Chacun raconte ses impressions et ses découvertes. C’est déjà la dernière soirée. Nous voulons en profiter. Nous sommes au milieu de l’océan, encore une fois à l’abri d’une île et la musique bat son plein sur le voilier. Demain, c’est le dernier jour. Il ne nous reste qu’une sortie snorkeling pour les plus courageux au petit matin. 

Alizée