Jeudi – Fraser Island
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| Notre char d'assaut |
Après une courte nuit de quatre heures, le réveil est difficile. Nous nous mettons à la recherche d’une douche dans les environs. Nous trouvons un camping encore endormi et profitons qu'il n'y ai personne pour entrer dans les douches. Une fois cette mission accomplie, nous nous rendons devant le Boating Club d’Hervey Bay où un bus (plutôt un char d'assaut) nous attend. Il est 7h30. Nous sommes les derniers. L’équipe de la journée est au complet.
Nous sommes déposés devant l'embarcadère du Ferry qui nous emmènera sur Fraser Island. Cette ile a la particularité d’être la plus grande île de sable au monde. Elle accueille également de nombreux Dingos, animaux à mi-chemin entre les chiens, les renards et les loups. Ces Dingos sont d’ailleurs les derniers de race pure d’Australie. Ceux du continent se sont en effet beaucoup été croisés aux chiens amenés par les Européens tandis que ceux de Frayser Island, étant isolés, ne se sont pas mélangés. Sur le bateau, nous sortons l'Ipod et écoutons de bonnes vieilles chansons françaises que nous chantons à tue-tête. Les autres passagers sont ravis d'être initiés à la chanson française ; Jean-Jacques Goldman, Michel Balavoine et Francis Cabrel nous mettent de très bonne humeur. Durant le trajet, le capitaine nous conseille d’être attentif. La veille ils ont en effet aperçus six requins tigres. | Un dingo (tout petit et très loin) |
Nous arrivons par la côte Ouest de l’île. Le comité d'accueil est au rendez vous. Quatre gros bus 4x4 attendent les passagers. L'endroit est extrêmement touristique. C'est d'ailleurs de ce tourisme que vivent les quelques 300 habitants à l'année de l'ile. Nous sommes évidemment dans l’un d’entre eux avec 30 autres personnes.
La première étape est 75 miles Beach, parce qu’elle fait 75 miles (pardi). Cette plage est tellement grande que c’est la HighWay de l’ile. C’est assez étrange de voir des limitations de vitesse sur les dunes de sable. Relativement fréquenté, les véhicules se croisent à toute vitesse.
Ah oui. La plage sert aussi de piste d'atterrissage. Un tour en avion nous est d'ailleurs proposé pour 50AUD par personne avec la promesse d'en avoir plein la vue.
Sur notre droite se trouve l’intérieur de l’île et sur notre gauche l’océan. Malheureusement, la baignade y est interdite à cause des requins et des méduses.
Nous ferons trois arrêts sur cette plage :
- Eli Creek, qui est le principal cours d'eau. La faune et la flore sont très sauvages. J’ai d’ailleurs la peur de ma vie en apercevant une araignée de la taille d’une main, accrochée au plafond des toilettes. Un sentier aménagé permet de remonter le cours d'eau à pied pour ensuite le descendre à la nage (ou bien à pied pour nous). L'ile rejette chaque jour 100,000 mètre cube d'eau douce. Elle se comporte en fait comme une éponge qui retient la pluie. L'eau est filtrée par le sable et tombe dans d'immense cavité avant de repartir vers la mer. Cette source d'eau douce ne peut être exploité. Toute l'ile repose en effet sur cette masse d'eau. L'ile s'effondrerait donc si on commençait à la pomper.
- L’épave du Moheno, un paquebot de luxe qui s'échoua ici en 1935 après avoir été frappé par un cyclone. Il s'enfonce petit à petit dans le sable. On peut encore en apercevoir le pont supérieur.
- The Pinnacles qui sont de spectaculaires dunes de sable rouge qui s'étendent sur 18 km. Il est évidemment interdit de gravir ces dunes car tout menace de s’effondrer. On peut y observer les différentes strates de sable qui se sont accumulés durant des milliers d'années.
Il est déjà l'heure de déjeuner. Tout le monde se retrouve au buffet de l’unique restaurant de l’île. Après trois jours dans le Camper Van à manger des conserves, c’est un bonheur de manger des produits frais.
| Tout pousse |
Nous sommes ensuite conduits à Central Station. Il s'agit d'un ancien centre forestier situé au centre de l'île. Une belle balade nous attend. Notre guide nous explique en détails la vie des aborigènes sur l’île, la forme des arbres, la naissance des cours d’eau. L'ile a beau être constitué de sable, tout pousse sur cette ile. Le sable à l'intérieur contient en effet très peu de sel et est extrêmement riche en nutriment pour la végétation. De nombreuses expériences ont été faites sur cette ile pour savoir comment pousserait telle ou telle plante. Elles ont toutes fonctionné. L’endroit est cependant très humide sous la végétation et à proximité de la rivière. Les moustiques apprécient apparemment beaucoup ma peau.
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| Colgate |
Depuis Central station, nous accédons au superbe lacs McKenzie qui est le plus populaire et le plus spectaculaire d'entres eux. Il s'étend sur 150 hectares. L'eau y est douce et sa plage offre un sable blanc d'une rare pureté... nous avons donc encore une fois nous offre un peeling de qualité.
Il est malheureusement déjà 17h quand nous quittons le lac Mackenzie et notre excursion touche à sa fin. Nous avons apprécié découvrir une île aussi sauvage où il n’est possible de se déplacer qu’en 4x4. Nous avons néanmoins réussi à voir toutes les principales beautés de Fraser Island en une seule journée. Le temps pour nous de reprendre le ferry et que le bus nous dépose devant le Boating Club où nous avions laissé le Camper Van, la nuit est déjà tombé. Nous nous mettons à la recherche d'un endroit pour diner et passer la nuit. D'autres aventures nous attendent demain.
Alizée
Axel passera une très mauvaise nuit avec une crise de foie aigue. Il en profitera pour aller nourrir un opossum et tenter de l’apprivoiser (raté).


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